La Philo hors les murs ou les Lucioles philosophiques de Sévigné

"La lumière est toujours égale à une autre lumière.

Puis elle se modifia : de lumière elle devint aube incertaine,

(...) et l'espoir eut une nouvelle lumière".

P.P. Pasolini, " La Résistance et sa lumière" (1961), cité par G. Didi-Huberman, "Survivance des lucioles", Editions de Minuit, 2009.

 

Les vies confinées sont aussi des vies intensifiées ou exaltées par des lectures. Chacun de nos élèves de Terminale a décidé de se faire le porte-parole d'un livre de philosophie qu'il présente ici dans une capsule audio... Vous serez étonnés de leurs choix éclectiques et inspirants ! Autant de lucioles qui brillent dans l'opacité de ces temps déroutants.

Pendant cette période "hors les murs", nous publierons chaque jour une nouvelle capsule. Les élèves ont bien sûr, et heureusement, fait des pas de côté, se sont aventurés selon leurs propres lignes d'erre, en déplaçant la consigne initiale (présenter un livre de philosophie, librement choisi, en 5 minutes). Certains de leurs exposés sont beaucoup plus longs ; ce sont parfois des textes de littérature...mais nous avons souhaité conserver tout ce qui porte ainsi si bien leur signature. Autant de façons singulières de lire un texte de philosophie, qui sont aussi autant de portraits des lecteurs...

 

1) Gabrielle présente sa lecture d'un ouvrage de Bernard Werber, publié en 2012, "Troisième Humanité"; une leçon pour les mondes à venir?

2)Natacha et la colère aussi, mais à partir de l'opuscule de Sénèque, "De la colère".

3) Joseph et la colère... Ouvrage de Michel Erman, intitulé "Au bout de la colère", publié en 2018.

4) Isaure nous fait heureusement redécouvrir un ouvrage un peu oublié de nos jours: "L'art d'aimer" qui fut rédigé en 1956 par Erich Fromm, psychanalyste d'origine allemande.

5) et 6) Aujourd'hui 2 styles très différents pour présenter l'existentialisme de Jean-Paul Sartre : Elias et Juliette...

7) Alexis et la conférence de Claude Lévi-Strauss, prononcée à l'Unesco, en 1952, "Race et Histoire".

8) Laetitia a choisi "Le Rire, essai sur la signification du comique", texte d'Henri Bergson, qui avait été publié le 1er mai 1900.

9) Selma et sa lecture de l'oeuvre d'Albert Camus:"Le mythe de Sisyphe".

10) Lucile et un texte exigeant d'Aristote :" La Poétique "qu'elle a choisi en particulier pour revenir sur la théorie de la catharsis.

11) Ilyana s'est intéressée au discours de Rousseau sur les femmes: elle analyse ici le livre V de "Emile ou de l'éducation", où Emile rencontre une compagne, Sophie, (et l'épouse, bien sûr!)...

12) Ce qu'on appelle aujourd'hui la "pop philosophie"...: Alexandre et "Star Wars-La philosophie contre-attaque", ouvrage de Gilles Vervisch.

13) Un des plus beaux dialogues platoniciens, que Théo centre sur le discours d'Aristophane : Le Banquet.

14) Hector et  De la démocratie en Amérique, d'Alexis de Tocqueville.

15) Une oeuvre fulgurante, le Zarathoustra de Nietzsche, "livre pour tous et pour personne", présenté par Laura.

16) L'étrangeté du réel: Ilan s'est intéressé à un ouvrage de Clément Rosset, disparu en 2018, : "Le réel et son double".

17) En écho au texte de La Boétie, une réflexion présentée par Héloïse: ouvrage de Frédéric Gros, publié en 2017: "Désobéir".

18) Faustine et Etienne de la Boétie: "Le discours sur la servitude volontaire" (rédigé en 1574; La Boétie, comme le rappelle Faustine avait à peine 18 ans!...).

19) Elsa et Charles Pépin, auteur contemporain: "Les vertus de l'échec".

20) Aujourd'hui, hommage (avec un jour de retard) à Sigmund Freud, né le 6 mai 1856 : Adrien nous parle de "Totem et Tabou".

21) Morgane  propose un grand classique de la philosophie politique (mais oui, même si elle s'inquiète de ce titre...): "Le Prince" de Machiavel.

22) Simon nous initie à la pensée taoïste à partir du livre de Lie Zi, (ou Lao Tseu) (450-375 av.J.C.), "Du vide parfait".

23) Ludmila a choisi de lire "De la brièveté de la vie" de Sénèque, dont elle met en relief toute la pertinence actuelle.

24) Flore présente l'ouvrage de Francis Wolff intitulé "Il n'y a pas d'amour parfait". Petit détail : la neurologue à laquelle elle fait allusion en introduction est Lucy Vincent, dont les élèves avaient travaillé l'analyse de la chimie amoureuse.